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Etats-Unis

Les mêmes, mais encore plus séniles : vers un nouveau duel réactionnaire Trump-Biden en 2024

Si les élections présidentielles n'auront lieu qu'en novembre prochain, la campagne bat déjà son plein. Les primaires ont commencé, et tout porte à croire qu’on se dirige à nouveau vers un duel Trump-Biden, mais la situation internationale et les dynamiques par en bas ne sont plus les mêmes.

Wolfgang Mandelbaum

22 janvier

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Les mêmes, mais encore plus séniles : vers un nouveau duel réactionnaire Trump-Biden en 2024

En apparence, les élections américaines de 2024 semblent emprunter le même chemin que celles de 2020. Plus qu’une redite, c’est du réchauffé à l’extrême : les deux mêmes vieillards réacs, quelques années de plus au compteur, Joe Biden et Donald Trump, vont selon toute vraisemblance s’affronter pour la Maison-Blanche. Avant cela, ils devront néanmoins concourir dans les primaires respectives de leurs partis ; une formalité, puisque jamais un président en exercice n’a échoué à gagner les primaires de son parti et Trump, anciennement marginalisé par son propre parti, a réussi lors de son mandat à l’hégémoniser autour de sa ligne d’extrême droite.

Plusieurs autres candidats se présentent tout de même aux primaires. Chez les Républicains, les principaux opposants, qui par ailleurs incarnent diverses nuances du même projet ultra-réactionnaire de Donald Trump, sont à la traîne dans les sondages : Ron DeSantis, qui était présenté comme un possible concurrent, ou successeur, de Trump, n’a cessé de chuter dans les sondages depuis qu’il s’est déclaré candidat, au point qu’il a dû se retirer quelques jours après le début des primaires. Il en va de même pour Vivek Ramaswamy, favori d’Elon Musk qui avait émergé suite à un débat, et que les médias avaient construit comme un adversaire à la hauteur pour défier Trump ; Ramaswamy a été le premier à abandonner après un piteux score lors du premier caucus dans l’Iowa. Nikki Haley quant à elle, si elle remonte quelque peu dans les sondages, est loin d’avoir une dynamique suffisante pour battre Trump ; elle met tous ses jetons sur la primaire dans le New Hampshire le 23 janvier, mais même si elle gagnait cette primaire, ce serait loin d’être suffisant.

Biden fait campagne sur un bilan désastreux

Tel que présenté par les pontes du Parti démocrate, le dilemme qui se pose aux électeurs est clair : ils doivent choisir entre la possibilité de voir le pays basculer dans une forme de dictature avec le retour de Trump, ou opter pour la stabilité en élisant Biden. Cette stratégie rend bien compte du fait que Biden ne peut s’appuyer sur son bilan pour remporter les prochaines présidentielles, celui-ci étant désastreux. Joe Biden essaye donc de faire oublier les quatre ans passés et se présenter en rempart de la démocratie face à un Trump qui serait un dictateur en puissance. C’est bien sa seule marge de manœuvre, après avoir trahi ses électeurs sur toute la ligne.

Une de ses promesses phares, l’annulation de la dette étudiante, n’a abouti qu’à un allègement pour une fraction des concernés, alors que la crise ne cesse de s’exacerber. Face à l’attaque sans précédent contre le droit à l’avortement, avec l’abrogation de l’arrêt Roe v. Wade, Biden et le Parti démocrate se sont couchés et ont peu ou prou rien fait, si ce n’est un décret protégeant le droit à l’avortement qui n’a eu qu’un effet minime : désormais, l’avortement et complètement interdit dans plusieurs États. Sur le plan de l’économie, Biden entend s’appuyer sur un des rares points positifs, le chômage faible, mais qui est compensé par un pouvoir d’achat en baisse constante.

En revanche, Biden a excellé quand il s’est agi de perpétuer et de renforcer des mesures prises par l’administration précédente : le mur avec la frontière avec le Mexique, la grande promesse de campagne de Trump en 2016, que Biden n’avait eu de cesse de conspuer, est en cours d’extension. La frontière avec le Mexique est plus que jamais un mouroir pour les réfugiés tentant de la traverser. Selon l’Organisation internationale pour les migrations de l’ONU, il y a eu près de 700 morts et disparitions en 2022, ce qui en fait la frontière la plus dangereuse du monde.

Malgré ce bilan, l’aile gauche du parti, celle de Sanders, Alexandria Ocasio-Cortez, Ilhan Omar et le reste du « Squad », maintient son soutien au champion du néolibéralisme. Ces idiots utiles du Parti démocrate, une fois établi qu’il n’y avait pas d’avenir après la fin du « moment Sanders », se sont empressés de rejoindre les rangs, et on ne les entend guère plus si ce n’est pour trahir encore davantage les attentes des Américains qui les ont soutenus. Toute illusion de radicalité s’est éteinte quand l’ensemble du Squad à l’exception de Rashida Tlaib a voté en faveur de l’interdiction de la grève des cheminots en 2022, ou quand Sanders a refusé de soutenir un cessez-le-feu à Gaza. Un point positif tout de même : la « trahison » de l’aile gauche du parti a démontré qu’il est vain de compter sur le Parti démocrate pour incarner tout changement progressiste.

Trump : un programme toujours plus anti-ouvrier et réactionnaire

Il n’y a pas à présenter Donald Trump ; son mandat de quatre ans a bien démontré à quel point il est un danger pour le monde, et plus particulièrement les classes laborieuses. En 2016, le milliardaire, magnat de l’immobilier et figure du showbiz, menait une campagne axée sur un programme populiste promettant de défendre les ouvriers et les classes moyennes, dont les emplois seraient soi-disant pris par des immigrants, et plus particulièrement les travailleurs mexicains. Au-delà de l’aspect réactionnaire de mettre en concurrence travailleurs américains et étrangers, le mandat de Trump s’est caractérisé par une attaque en règle contre le droit du travail, une politique antisyndicale féroce et, comme promis, une criminalisation des migrants, parqués dans des camps de concentration aux conditions horribles, ayant notamment donné lieu à des séparations familiales. En 2022, plus de 5 000 enfants sont toujours séparés de leurs familles, une situation que Biden n’a par ailleurs pratiquement rien fait pour la résoudre, malgré ses promesses, seulement 36 familles ayant été réunies en date de juin 2021.

Trump, c’est également la répression féroce et la criminalisation des révoltes de Black Lives Matter suite à l’assassinat de George Floyd à Minneapolis par un policier en 2020. En plus de la police, plus de 40 000 militaires ont été déployés pour tenter de mater les révoltés, décrits comme des émeutiers et des bandits, ou encore comme des antifas, que Trump avait promis de désigner comme une organisation terroriste dans sa campagne de 2020. Cette tentative d’écraser le mouvement n’a pas porté ses fruits, les gains de BLM continuant de se faire ressentir en 2024 malgré les tentatives de récupérer le mouvement à des fins électorales.

Parmi les pires points noirs du mandat de Trump, il ne faut pas oublier sa politique de déni du réchauffement climatique, un « hoax » de création chinoise pour affaiblir les États-Unis. Sur cette base complotiste, Trump a justifié l’intensification des extractions du gaz de schistes, dont les effets néfastes sur l’environnement ont été démontrés, ou encore la concession de vastes étendues de territoires naturels à des entreprises pétrolières, notamment en Alaska. En outre, le retrait des Accords de Paris constitue un autre point noir marquant de sa présidence, malgré la faiblesse de ces accords et leur insuffisance.

Ce bilan est bien sûr partiel. Toutes les mesures prises par l’administration Trump étaient profondément antisociales, réactionnaires, racistes, sexistes. Si comme ses prédécesseurs, Trump est avant tout un héraut du capital, sa politique fermement ancrée à l’extrême droite en font un danger d’autant plus important. Dans sa campagne de 2024, Trump promet d’intensifier encore davantage ces éléments réactionnaires. Un exemple de cela est le Projet 2025, qui a pour but de renforcer à l’extrême les pouvoirs exécutifs du président, mettant dans ses mains tous les atouts possibles pour exécuter une politique autoritaire. Trump a également annoncé qu’en « suivant le modèle d’Eisenhower [en référence à l’operation Wetback implémenté par l’administration Eisenhower, au nom de laquelle de nombreux immigrants mexicains ont été déportés, N.d.A.], nous mènerons la plus grande opération de déportation intérieure de l’histoire américaine ». Parmi les autres promesses de campagne, Trump prévoit d’abroger l’ObamaCare, d’interdire les procédures de réassignation de genre, la suppression du ministère de l’Éducation, dans la même veine que Javier Milei en Argentine, ou encore le renforcement de sa politique antiécologique.

Le danger réel que représente Donald Trump ne doit cependant pas faire oublier que Joe Biden n’a cessé de perpétuer la politique de Trump pendant son mandat ; nombre des mesures phares de Donald Trump ont été reprises et amplifiées par Joe Biden, et au premier titre sa politique extérieure impérialiste.

Une politique d’Empire avant tout

Ce qui définit le mandat du 46e président des États-Unis, c’est surtout celui d’être un président de guerres ; depuis la débâcle du retrait des troupes d’Afghanistan au début de son mandat, Joe Biden n’a eu de cesse de renforcer et sauvegarder l’empire américain, comme en témoignent ses efforts pour revivifier l’OTAN, qu’on disait à tort moribonde, en menant une guerre par procuration à la Russie par l’envoi de dizaines de milliards de dollars en assistance militaire à l’Ukraine sous le prétexte fallacieux de défendre sa population. En réalité, bien loin de ce maquillage humanitaire, Biden profite de la guerre pour étendre l’influence de l’OTAN et pour affaiblir l’ennemi russe ; un bilan en demi-teinte, puisque l’économie russe se porte globalement bien et que la guerre s’est transformée en guerre de position, et que l’Ukraine est à ce jour incapable de reprendre du terrain sur l’armée russe.

Le mythe de l’aide « humanitaire » aux Ukrainiens face aux sévices infligés aux populations civiles par l’armée russe a été battu en brèche par l’attitude de Biden et des États-Unis face au désastre de Gaza. « Genocide Joe », comme il est désormais surnommé, ferme les yeux sur des atrocités innommables commises contre les Palestiniens et renchérit dans les envois d’armes à Israël, qui en aurait soi-disant besoin pour « se protéger ». Toute illusion d’un quelconque intérêt pour les vies des populations civiles s’est intégralement dissipée. Malgré le fait que la politique étrangère ne fasse normalement pas partie des principales préoccupations des électeurs, Biden est lâché par une partie de sa base pour son soutien sans limites au régime sioniste. La semaine dernière, son discours de campagne en Caroline du Sud a été interrompu par des militants anti-guerre scandant « Ceasefire now ! », auxquels il a répondu qu’il « travaill[ait] discrètement avec le gouvernement israélien pour les inciter à réduire [leurs attaques et à diminuer] considérablement leur présence à Gaza ».

Le soutien inébranlable de Biden à Israël, que ce soit dans la poursuite de la stratégie de Trump visant à négocier des traités de paix avec les pays arabes, connus sous le nom d’Accord d’Abraham, ou dans le contexte du génocide à Gaza depuis octobre, s’explique avant tout par sa politique impérialiste. Israël, en tant qu’« État vassal », revêt une importance cruciale pour la perpétuation de la domination des États-Unis dans la région et son exploitation, au détriment des populations locales. C’est également dans le dessein de renforcer l’hégémonie américaine, et sur fond de son affaiblissement, que Biden, à l’instar de Trump et Obama avant lui, a continué la stratégie de « pivot vers l’Asie » afin de contrer l’influence croissante de la Chine. Le conflit avec la Chine s’est ainsi fortement aggravé sous le mandat de Biden, notamment avec le maintien des taxes douanières imposées par son prédécesseur, qu’il avait pourtant véhément critiqué.

Biden n’est pas l’anti-Trump qu’il prétend être

Le mandat de Biden, comme celui de son prédécesseur, a donc été marqué par des mesures réactionnaires, antisociales et s’efforçant de consolider à tout prix l’impérialisme des États-Unis. Le Parti démocrate essaye de faire avaler aux Américains que Biden serait un héraut des idées progressistes, face à un Trump qui serait l’incarnation de l’autoritarisme et des idées réactionnaires. C’est bien vite oublier que, même avant de devenir président, Biden a voué sa vie à droitiser toujours plus le Parti démocrate, que ce soit en luttant contre le droit à l’avortement, en étant le vautour d’Israël au congrès, en faisant campagne au sein de son parti pour soutenir la guerre de Bush père en Irak ou celle de Bush fils en Irak.

Et que dire de l’escroquerie selon laquelle il serait le président le plus pro-syndicats de l’histoire ? Sous le vernis opportuniste d’un soutien aux syndicats au début de sa présidence, alimenté par le regain de la perception positive des syndicats aux États-Unis, se cache un pourfendeur du droit syndical. Si certains pouvaient avoir des doutes, il n’y a qu’à rappeler le décret qu’il a promulgué en novembre 2022 pour interdire une grève qui promettait d’être parmi les plus combatives des dernières années, celle des cheminots, avec la bénédiction du Squad. Et si l’année suivante, Biden s’est présenté comme un soutien à la grève historique de l’UAW dans l’automobile, allant jusqu’à visiter un piquet de grève, c’était d’une part pour essayer de récupérer politiquement le mouvement, et d’autre part pour mieux peser en sous-main sur les deux parties pour qu’elles arrivent à un accord médiocre, de manière à sauvegarder une économie en difficulté.

Tous ces éléments contribuent à la détestation de Biden au sein de la population, y compris par une large partie de sa base qui avait contribué à le faire élire en 2020. Face à ça, le Parti démocrate a opté pour une stratégie visant à exclure Trump du scrutin plutôt que de le batailler sur un plan politique, au vu des faiblesses de son candidat. Par l’action judiciaire, le DNC (le principal organe de décision du parti), tente de rendre Trump inéligible pour son soutien ouvert à la « tentative de coup d’État » lors de l’invasion du Capitole par ses supporters suite à sa défaite en 2020. Une stratégie qui a peu de chances de porter ses fruits ; on se rappelle du fiasco de l’investigation Mueller sur laquelle le Parti démocrate l’a attaqué lors de sa présidence, et qui n’a abouti sur rien, si ce n’est de le renforcer politiquement.

Mêmes candidats, nouvelles dynamiques

Si les candidats sont les mêmes, le paysage politique a considérablement évolué ; depuis 2020, les tendances mondiales aux crises et aux guerres se sont exacerbées, que ce soit entre Taïwan et la Chine, la guerre menée par la Russie en Ukraine, qui s’est transformée en guerre de proxy pour les États-Unis, ou la guerre menée par Israël à Gaza, et qui présente un fort risque de régionalisation. Les États-Unis sont fortement impliqués dans tous ces conflits, comme dans les autres conflits qui touchent actuellement la planète. À rebours d’une idée préconçue selon laquelle la politique extérieure ne pèserait pas dans les votes lors des élections présidentielles, les guerres en Ukraine et à Gaza semblent représenter une préoccupation importante dans le choix des électeurs. Au sein du Parti républicain, des voix de plus en plus nombreuses se lèvent pour stopper l’envoi de fonds et de matériel militaire à l’Ukraine. Dans le Parti démocrate également, Biden est lâché par une partie de sa base en raison de son soutien indéfectible à Israël.

Depuis les élections de 2020, les conséquences de la pandémie se sont brutalement faites ressentir sur les ménages ; le CARES act, promulgué par l’administration Trump, représentait une aide ponctuelle, et le gros du pactole est allé aux entreprises, non aux personnes les plus touchées, comme avec le Plan de sauvetage de 2021 signé par Biden peu après son arrivée à la Maison Blanche. L’inflation qui a touché le monde n’a pas épargné les États-Unis et, si elle a baissé au cours de l’année dernière pour revenir à un niveau légèrement plus élevé que l’année dernière, ses conséquences continuent de se faire ressentir sur les ménages les plus vulnérables. Selon les projections du Département du Trésor, l’inflation devrait se stabiliser autour de 3 % en 2024, soit un niveau plus élevé que leur objectif de 2 % ; sans augmentation des salaires réels, le pouvoir d’achat des Américains va donc continuer à baisser tout au long de l’année.

Un autre changement majeur par rapport à la précédente élection est à trouver dans le regain de la lutte des classes aux États-Unis. Ce renouveau est contrasté : le taux de syndicalisation reste très faible, autour de 10 %, contre près de 25 % il y a près de 40 ans. Cette chute s’explique par les politiques antisyndicales agressives des différents gouvernements, ainsi qu’au sein même des entreprises, où la simple appartenance à un syndicat peut être un motif de licenciement. Malgré ces taux particulièrement faibles, on assiste à un changement dans la perception des syndicats au sein de la population. Selon une enquête Gallup, 71 % de la population voient les syndicats d’un bon œil, soit le niveau le plus fort depuis 1965 et en hausse constante depuis 2010 quand le niveau d’approbation était à son plus faible, à moins de 50 %.

Ce regain de popularité s’explique en grande partie par des luttes exemplaires, comme la création du premier syndicat d’Amazon, l’ALU, en 2022, ou la création des syndicats Starbucks depuis 2021, après des décennies sans aucun syndicat dans la chaîne de restaurants, malgré la résistance féroce des directions des entreprises. Un facteur plus subjectif de popularité des syndicats est à trouver dans la pandémie de Covid-19, qui a révélé au grand jour la cupidité des entreprises et des patrons, semant les germes d’une radicalité, surtout chez les plus jeunes, au point qu’on parle d’une génération « U ». L’année 2023 a été riche en luttes, d’UPS aux casinos de Las Vegas en passant par le secteur de la santé ou même celui du cinéma. Et bien sûr, la lutte dans le secteur de l’automobile cet automne, où l’UAW a obtenu des gains historiques sur trois constructeurs, Stellantis, Ford et GM.

Les candidats doivent désormais composer avec cette nouvelle donne ; Donald Trump, qui n’a eu de cesse d’attaquer les syndicats lors de son mandat, est ouvertement hostile aux efforts de syndicalisation, comme en attestent ses nombreuses sorties pour les critiquer, ou sa visite d’une entreprise automobile interdisant les syndicats à Détroit, en pleine lutte de l’UAW. Joe Biden quant à lui, alors qu’il a été un ennemi farouche des syndicats pendant toute sa longue vie politique, tente désormais de surfer sur la vague du syndicalisme, en soutenant en paroles les efforts de syndicalisation, pour mieux les écraser dans les faits.

Donald Trump, candidat d’extrême droite, représente un danger clair pour les travailleurs et les couches les plus pauvres et opprimées de la société, des États-Unis. Mais ceux qui voient Biden comme un rempart à cette logique réactionnaire se trompent lourdement : son mandat n’a rien été de plus qu’une série d’attaques sur les droits des travailleurs, de cadeaux au patronat, et de « trahisons », comme en atteste son refus de batailler l’abrogation de Roe v. Wade ou les attaques réactionnaires qui fleurissent dans de nombreux États, comme au Texas ou dans la Floride de Ron DeSantis. Entre la peste et le choléra, il ne faut pas choisir, mais s’organiser par en bas pour libérer le pays des suppôts du néolibéralisme, de l’autoritarisme et des forces réactionnaires. Dans la droite lignée des dynamiques de lutte qui ont surgi ces dernières années.


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